
Celle qui raconte, elle-même romancière, elle travaille sur un nouveau roman, mettant en scène une dactylo dont la voix disparaît.Elle vit sur une île qui n'a ni nom ni situation géographique, comme ses habitants appelés par leurs fonctions sociale. Sur cette île régulièrement, des objets, des émotions, des créatures s'effacent des mémoires de ses habitants ; Plus exactement, ils cessent d’avoir un sens pour les habitants, qui procèdent alors à leur destruction. Exit les oiseaux, les roses, les ferrys, le parfum, les romans puis les humains... Tous les habitants de l’île ne sont pas touchés par le phénomène. Certains à la mémoire récalcitrante conservent le souvenir des objets disparus et la police les traque sans relâche.
Ce texte peut être lu comme une fable sur le totalitarisme, la dictature et le travail de mémoire. On pense à la Birmanie étouffée par un régime militaire, à la Corée du Nord, isolée et affamée par son tyran ou aux Juifs cachés durant la guerre. Difficile pour moi de parler de ce roman objectivement car malgré un style d'écriture agréable, empreint d'une grande poésie, j'ai n'ai pas su apprécié tout le sens de l'histoire. L'ambiance est pesante, tout est étrange, confus, les personnages principaux sont attachants, mais je n'ai pas réussi a cerné qui décide les disparitions ni le pourquoi mais peut-être est-ce là l'absurde de l'histoire puisque l'éditeur présente le texte comme étant kafkaien. Je dois être sans doute trop à terre à terre pour ce gendre de littérature qui fut pourtant unanimement plébiscité par la critique.
J' ♥♥♥♥